Bourdes à Cannes
Cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes. Pour présenter la soirée, on a choisi Bérénice Béjo, sans doute pour la consoler de n’avoir pas eu l’Oscar avec The artist, le film de son propre mari. La vie est injuste. Elle prononce un interminable discours de présentation, pendant que les caméras s’attardent malicieusement sur ceux qui, dans le public, se sont endormis en l’entendant (je ne dis pas « en l’écoutant » !).
À la fin, elle fait monter sur la scène l’équipe du film qui ouvre la soirée, et nomme tout le monde… sauf Bob Balaban, le doyen du film. Elle ignore sans doute qui c’est. Presque rien : ce vétéran d’Hollywood, qui parle le français, était le traducteur de François Truffaut dans Rencontres du troisième type, l’un des meilleurs films de Spielberg.
Le festival commence aussi bien que le quinquennat d’Hollande.