C’est la fin du monde !
Je reprends pour mon titre cette réplique entendue dans Les oiseaux, le chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock...
Parfaitement niais, le fait d’avoir mis à l’ordre du jour, dans le journal de ce matin sur France Inter, cette perspective complètement farfelue de la fin du monde prétendument annoncée « par le calendrier maya » (sic) pour décembre. C’est ça, l’information sérieuse sur la radio nationale ? Prétexte, une émission de télé.
On sait que cette ineptie vient tout simplement d’une erreur d’interprétation, car les calendriers mayas dont on dispose, personne n’en a la clé ! Il serait bon de se souvenir que toutes les prédictions de ce genre ont sombré dans le ridicule, à commencer par la « fin du monde » de l’an 1000 – ce qui devrait inciter les gens à réfléchir sur l’impossibilité de prédire quoi que ce soit.
Cette sottise, la fin du monde pour 2012, n’a eu qu’un avantage : elle a suscité un film hollywoodien de Roland Emmerich, 2012, extrêmement divertissant, dans lequel ce réalisateur allemand s’amuse à tout détruire sur le territoire des États-Unis, à commencer par la Maison-Blanche et son président (noir !). Seule la fin moralisante et inexplicablement optimiste apporte la fausse note obligatoire dans le cinéma-catastrophe : tous les survivants se réfugient... en Afrique, très moralement épargnée. C’est l’immigration à l’envers. Les Africains ont dû être flattés.