« Chefs » sur France 2

Publié le par Yves-André Samère

Vu hier soir sur France 2 les deux premiers épisodes du nouveau feuilleton Chefs, annoncé à grand tapage. Or j’ai déjà mentionné que je regarde toujours les nouveautés à la télévision, quitte à les abandonner en cours de route quand elles s’avèrent trop décevantes.

Pour celle-ci, mon opinion est mitigée. Les raisons de n’être pas satisfait d’une fiction tiennent souvent au décalage entre le scénario d’une part, la réalisation et l’interprétation d’autre part : on a rarement les deux au même niveau, et c’était encore le cas hier soir.

Résumons : les acteurs étaient bons, et la réalisation excellente. Mais le scénario était bourré de clichés, et on n’était jamais surpris, car tout arrivait comme on le prévoyait au départ. Le personnage central était un jeune homme qui sortait de prison, et qu’on envoyait faire une période de probation dans un grand restaurant (est-ce réaliste ?), circonstance qu’il était préférable de cacher mais que chacun autour de lui apprenait assez vite. Le chef de ce restaurant était évidemment un homme bourru mais génial et passionné par son « art » (sic), cachant un cœur sous une rude apparence. Et cet homme, ayant des ennuis financiers, tombait bien sûr sous la coupe d’un homme puissant qui le finançait, mais à des conditions inacceptables – le célèbre couteau sous la gorge qui nourrit tant d’histoires cornéliennes.

En réalité, seules quelques notations saugrenues pimentaient un peu cette histoire banale : le chef, vénéré de tous dans sa « brigade » (ça s’appelle ainsi) mettait le feu à sa cuisine, je n’ai pas compris pourquoi. Et le financier invitait dans le restaurant une femme russe très mondaine, qui, lasse de la cuisine gastronomique dégustée depuis le début de son séjour à Paris, demandait qu’on lui serve... des frites avec de la mayonnaise et du ketchup – tous des ploucs, ces Russes –, genre de demande qui ravit toujours les grands cuisiniers.

Le restaurant du téléfilm s’appelait Le Paris, originale trouvaille, mais on reconnaissait facilement la façade un peu maquillée et la terrasse de La Tour d’Argent. Mais les scènes d’intérieur n’ont bien sûr pas été tournées sur place !

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Publié dans Télévision

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je ne connais pas Moscou, mais je connais très bien Amsterdam. Et là, partout, on trouve en ville des vendeurs en plein air qui proposent des cornets de frites avec de la mayonnaise ou du ketchup<br /> (ce doit être une habitude des pays froids). À dose homéopathique, c’est encore acceptable, le pire étant que toute la ville sent les oignons frits. Et là, c’est franchement vomitif.
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K
Bonjour.<br /> Ma charmante épouse a eu l'occasion de vivre deux semaines chez des amis, dans la banlieue de Moscou. C'est une famille "normale" comme il y en a des milliers en France. En effet, elle a tester les<br /> habitudes culinaires des russes. De la mayonnaise sur tout !<br /> Dans les salades, bien sûr, mais aussi sur les plats préparés au four, les gratins, sur la viande chaude ou froide, bref un fleuve de mayonnaise qui déferle sur la cuisine russe. Pourquoi pas ?<br /> moi, je réserve la mayo à faible dose pour les crustacés, et encore. Et seulement la mayonnaise que je prépare moi-même, à la main et avec des vrais œufs de poules.
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