De Gaulle et « l’invasion » des mosquées
On sait que notre Brigitte Bardot nationale, émérite défenseuse des animaux lorsqu’elle ne fait pas châtrer les ânes qu’on lui confie, ne voit pas non plus d’un très bon œil l’édification de mosquées, et que, chaque fois qu’un projet se fait jour en ce sens, elle pousse des clameurs qui s’entendent de Dunkerque à Tamanrasset – comme on ne dit plus beaucoup. Ah la salope !...
Oui, mais voilà, elle s’inspire en réalité de... Charles De Gaulle ! Je ne plaisante pas. Deux citations incontestables.
Recevant Philippe Marçais, député d’Alger, professeur à l’université, De Gaulle lui pose cette question brûlante : « Dites, Marçais, vous donneriez votre fille à un Arabe, vous ? ». C’était, je crois, en 1958, peut-être un peu après.
Parlant à un témoin encore moins contestable, puisqu’il s’agit de l’ultra-gaulliste Alain Peyrefitte, futur ministre de l’Information, puis de la Recherche, puis de l’Éducation nationale, puis de la Justice, et futur Académicien français, qui l’a rapporté dans son livre C’était De Gaulle, voici ce qu’il lui a confié en 1959 : « Si nous faisions l’intégration [des Arabes algériens dans la Nation française], si tous les Arabes et les Berbères étaient considérés comme français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! ».
De Gaulle fondant sa politique sur la nécessité d’empêcher les Arabes et les Berbères « de venir s’installer en métropole », tiens-tiens ! Intéressant...
Fermez le ban.