Défouloir grossier de Mélenchon
Jusqu’ici, je me contentais d’estimer ridicules les rodomontades de Mélenchon. À présent, je trouve exécrable le moyen d’expression qu’il privilégie : l’insulte. Et on a beau me certifier que, dans le privé, c’est un type très gentil, je ne marche pas, car il ne s’agit pas de vie privée, ici.
Cet individu en est au point de tomber au-dessous de Marine Le Pen, qui, elle au moins, n’insulte jamais ses adversaires. En effet, le pire qu’elle a dit, c’est d’estimer en 2007 que « La campagne de Ségolène Royal va devenir beaucoup moins sexy après l’arrivée de Lionel Jospin dans l’équipe de la campagne ». Anodin. Certes, je ne suis pas près de voter pour elle puisque je ne partage pas ses idées, mais elle conserve cette supériorité, sur Mélenchon, de ne pas mélanger le débat avec les injures. Mais lorsque lui l’a qualifiée de « gourgandine sans foi ni loi », il a seulement prouvé qu’il connaissait l’usage de ce mot, gourgandine, que tout le monde a oublié. Pour compenser, il a également employé les termes de bigote, réactionnaire et semi-démente... Ce n’est d’ailleurs pas la seule cible de son élégance, puisque, en 2011, sur la chaîne de télé Public Sénat, il a proféré un « Après la bombe atomique, il restera les cafards et... Marie-Noële Lienemann ». Redoutablement féministe, Mélenchon.
Bref, lorsqu’il reprend à son compte le terme de salopard qu’un de ses partisans a cru devoir appliquer à Pierre Moscovici, non seulement c’est du dernier grossier, mais il n’a seulement pas l’esprit de François Hollande, qui a dit de lui, en 2011 : « Mélenchon, ce qui est terrible, c’est qu’il a été socialiste toute sa vie et que toute sa vie ça va le suivre ». Avouez que ça sonne tout autrement !
Au fait, vous n’avez pas oublié le charlatanisme de Mélenchon ? Filmé un jour lisant « Le Canard enchaîné » dans un train, il a pris une pose et fait semblant de lire et de l’annoter. Or il tenait son journal à l’envers !