Enfants pauvres, combien de divisions ?
Non seulement notre collection d’illettrés ferait l’admiration de n’importe quel pays du tiers-monde, mais nous avons aussi l’avantage de posséder un nombre d’enfants pauvres au-dessus de la moyenne. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est dans un rapport de l’Unicef.
Dans les trente-cinq pays étudiés par cet organisme onusien, ils sont au total trente millions (l’Unicef n’est pas allée voir en Afrique ni en Asie, et je doute qu’elle ait fait une incursion en Amérique du Sud), dont treize millions dans l’Union européenne, à laquelle on a ajouté la Norvège et l’Islande. À ces malheureux, il manque la plupart des éléments nécessaires pour s’en sortir, donc ils ne s’en sortent pas.
Bien que les taux de privation les plus élevés soient en Roumanie, en Bulgarie et au Portugal, la France, émérite donneuse de leçons, compte pour sa part 10,1 % d’enfants pauvres, et seule l’Italie nous dépasse avec 13,3 %. Comme toujours, les pays nordiques s’en sortent beaucoup mieux, avec moins de 3 %.
Oui, mais la misère est moins pénible au Soleil, comme ont dit Aznavour et... Albert Camus ! Et puis, avec le gouvernement – exclusivement composé de pauvres – dont nous venons d’hériter, tout ça va s’arranger.