F.U.C.K. !
Pudique comme vous me connaissez, j’ai réfléchi à deux fois avant d’écrire cette notule : ma réputation n’allait-elle pas souffrir de cette publication ? Après tout, rien ne me forçait à donner une preuve supplémentaire de mon immense culture.
Puis l’amour de la vérité l’a emporté. Je vais donc vous dire d’où vient le mot anglais fuck – tout en m’abstenant de le traduire, car il ne faut tout de même pas pousser.
En fait, fuck est un acronyme, bien que tout le monde l’ait oublié. Il viendrait d’une légende remontant au quinzième siècle, légende évidemment anglaise, puisque c’est en Angleterre qu’on trouve les gens les plus grossiers du monde. Si on en croit cette légende, à cette époque, les naissances étaient réglementées comme elles le sont aujourd’hui en Chine ; si bien que, pour avoir un enfant, les parents putatifs qui n’appartenaient pas à la famille royale devaient... solliciter du roi la permission de faire, euh... ce qu’il fallait ! Soit dit en passant, pauvre roi, il devait être débordé.
Le souverain délivrait alors un document qui mentionnait « Fornication Under the Consentment of the King ». Vous avez remarqué les quatre majuscules ? Il suffisait alors de placarder la permission royale sur sa porte, et l’on avait la paix. C’était, en somme, l’ancêtre de la pancarte Do not disturb en usage dans les grands hôtels.
J’espère que vous rendrez hommage, tout à la fois à ma consience professionnelle, et au sérieux de cette explication, digne de celle que Ménélas attendit huit jours de la part de la belle Hélène.
(Moi, je trouve un peu fort que seuls les membres de la famille royale aient eu le droit de se passer de ce papier. On a vu ce que ça a donné, génétiquement parlant, avec les membres actuels)