« Game of thrones »
Avant-hier, j’ai visionné le dernier épisode (le dixième de la saison 4) du feuilleton Game of thrones, qui avait été diffusé aux États-Unis, sur la chaîne productrice HBO, le dimanche 15 juin. La cinquième saison ne sera diffusée qu’à partir d’avril 2015, et, théoriquement, il y aura une sixième saison en 2016. Mon avis ? Il est mitigé.
Cette œuvre monumentale, sans doute la plus coûteuse que la télévision ait jamais fabriquée, utilise des centaines d’acteurs et de figurants, et se tourne au moins dans quatre pays : l’Irlande du Nord, l’Islande, la Croatie et le Maroc. Et je ne compte pas les décors et les personnages réalisés en numérique (le générique lui-même, très futuriste, change presque à chaque épisode), à quoi s’ajoutent des armées de techniciens.
À l’actif, je mettrai l’ambition de traiter de sujets éminemment politiques, via une quantité prodigieuse d’intrigues situées, apparemment, à l’époque médiévale – et dans des contrées imaginaires. Les noms des personnages sont assez bizarres (et aussi ceux de leurs diverses fonctions, puisque le Premier ministre est appelé « la Main du Roi »), et beaucoup sont interprétés par des acteurs célèbres, comme Charles Dance, Peter Dinklage, Oona Chaplin, Diana Rigg ou Ciarán Hinds, d’autres étant inconnus mais parfaitement compétents. Notons que plusieurs sont éliminés longtemps avant la fin, en dépit du statut de leur interprète... La vedette, en tout cas, est inattendue, puisqu’il s’agit de Peter Dinklage, le plus grand acteur de petite taille du cinéma international, puisqu’il ne mesure que 1,35 mètre (il est atteint d’achondroplasie, forme de nanisme dans laquelle le corps, à la naissance, est parfaitement formé, mais les os des quatre membres ne grandissent pas).
Au passif de Game of thrones, c’est sa propension à viser un public assez spécial, en flattant ses instincts les plus bas. Ainsi, les scènes de nus (féminins) et de copulation reviennent dans tous les épisodes, et les séquences de torture et de massacres, extrêmement sanglantes, envahissent la plupart des séquences. Ce qui, probablement, explique en partie le succès planétaire de l’œuvre.
Je regarderai la suite quand elle sortira, par curiosité, mais je ne suis guère impatient.