Georgealexanderlouis.com
On se doutait bien que les journaleux ne seraient pas les seuls qui rivaliseraient d’ardeur pour accéder au Panthéon de la bêtise, à propos de l’arrière-petit-fils nouveau-né de la reine Elisabeth. Deux ou trois fois précédemment, j’ai eu ici quelques mots gentils sur ces gens qui ont la manie de déposer des noms propres comme s’il s’agissait de marques commerciales, avec comme objectifs, 1. d’empêcher autrui de s’en servir, et 2. d’en tirer une compensation financière en cas d’infraction au sacré droit de propriété – que tous nous aimons tant. Si vous l’ignorez, cette pratique s’appelle le cybersquatting ! Eh oui...
Ainsi, la chanteuse Beyonce et son conjoint Jay-Z ont « déposé » le nom de leur bébé. Judicieuse précaution, je m’apprêtais à le leur piquer. Zut alors !
Il s’est donc trouvé un entrepreneur suisse qui, ignorant comment on allait prénommer le prétendu royal baby, mais se basant sur les pronostics des bookmakers anglais qui sont ce que le Royaume-Uni a fait de mieux avec le bœuf en daube à la gelée de menthe et le pudding de Noël qui se conserve jusqu’à la Toussaint, a déposé par avance, comme marque commerciale, tous les prénoms qu’il a pu imaginer. Et comme il n’existait pas une infinité de possibilités, vu que Gaston et Jean-Kévin étaient peu probables, il a mis dans le mille, et le voilà propriétaire du nom de domaine georgealexanderlouis.com. Il l’a créé le 25 juillet à 1 heures 35. Le type a enregistré le nom chez Moniker, et lui-même s’appelle Luc-André Biggs (luc@key-domains.com, si vous désirez le féliciter), Rua Fernando Barros Ferreira Leal, à Torres Vedras (Portugal), téléphone : +351.351915129084
Je suppose qu’à présent, il va pouvoir traîner devant un tribunal Kate et William, et leur soutirer quelques pences, voire quelques guinées, pour contrefaçon.
(Dernière nouvelle : il a mis le nom en vente ! Je ne plaisante pas, essayez en le tapant dans la barre d’adresses !)