Jean Sarkozy

Publié le par Yves-André Samère

On peut dire que le parcours du Prince Jean est en dents de scie. Souvenez-vous.

Fils de son père, il milite tout naturellement à l’UMP, à Neuilly, et, après avoir juré fidélité au chef de groupe de ce parti dans ce département, il le dégomme et lui souffle sa place. Tel père, tel fils, par conséquent.

Étudiant médiocre et peu assidu qui redoublait régulièrement ses classes, il est néanmoins mis en avant en 2009, à 23 ans, par son père, pour être placé à la tête de l’EPAD, organisme qui gère les affaires de la Défense, quartier des Hauts-de-Seine. Les pontes de l’UMP font semblant de trouver l’idée géniale, d’autant plus qu’il est chouchouté par un redoutable couple d’affairistes (ayant actuellement pas mal d’ennuis), les Balkany. Mais, en sous-main, il tape sur les nerfs de Patrick Devedjian, qui entend bien que, dans le même département, on ne marche pas sur ses plates-bandes. L’affaire se termine dans le ridicule et un éclat de rire qui balaye tout le pays, et le Prince Jean retourne à ses chères études, sans pour autant renoncer à jouer un rôle à l’UMP et à se faire élire vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine.

Quand il se marie avec l’héritière des magasins Darty, qui est juive, il provoque chez Siné, dessinateur d’extrême-gauche à « Charlie-Hebdo », une plaisanterie un peu antijuive, qui vaut audit dessinateur de prendre la porte. Un procès s’ensuit, que perdra le patron du journal, Philippe Val. Écœuré, Val préfère partir. Justement, c’est un ami de Carla Bruni, la nouvelle épouse de Sarkozy, et elle le fait nommer à la direction de France Inter ! Il en profite pour pistonner son copain Jean-Luc Hees, qui, du coup, et par la seule volonté de Sarkozy, est bombardé... président de Radio-France, pas moinsse.

Poursuivant ses études, le Prince Jean termine major de sa promotion de master de droit privé, examen passé à Paris-I-Panthéon-Sorbonne en juillet de cette année. Il a alors 27 ans. Bravo, c’est brillant de la part d’un ancien cancre, mais, désireux de devenir avocat d’affaires comme son paternel, il... échoue en septembre à l’examen d’entrée au barreau.

Rappelons qu’à l’origine, il visait un tout autre emploi : une carrière d’artiste ! Il prenait des cours de théâtre et préparait un album de chansons, il avait même signé avec Universal. Mais il y a renoncé en 2006, à vingt ans, pour se lancer dans la politique. Comme, au même moment, son père visait la présidence de la République, ce doit être un pur hasard.

Publicité

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Siné avait écrit que le Prince Jean s’était converti au judaïsme, et qu’en épousant une très riche héritière de cette famille – notoirement juive –, Jean Sarkozy montrait qu’il savait nager<br /> (« Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »).<br /> <br /> Siné a nié cette interprétation, et ça a été tout le fond du procès. Il a gagné, mais tout le monde n’est pas persuadé que Siné n’est pas antisémite, car on a des témoignages du contraire, et des<br /> déclarations de l’intéressé, mais pas des PREUVES.<br /> <br /> Néanmoins, il avait été condamné, le 12 février 1985, pour « provocation à la discrimination, la haine ou la violence raciale », pour avoir dit, sur une petite radio, « Je<br /> suis antisémite depuis qu’Israël bombarde. Je suis antisémite et je n’ai plus peur de l’avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs... Rue des Rosiers, contre<br /> Rosenberg-Goldenberg, je suis pour... On en a plein le cul. Je veux que chaque Juif vive dans la peur, sauf s’il est pro-palestinien... Qu’ils meurent ! Ils me font chier... Ça fait deux mille<br /> ans qu’ils nous font chier... ces enfoirés... Il faut les euthanasier... Soi-disant les Juifs qui ont un folklore à la con, à la Chagall de merde... Y a qu’une race au monde... Tu sais que ça se<br /> reproduit entre eux, les Juifs... C’est quand même fou... Ce sont des cons congénitaux ».
Répondre
T
Que signifie l'expression "plaisanterie un peu antisémite"?
Répondre
Y
Desproges a dit un jour « Je ne comprends pas qu’on chante ». J’adhère à cent pour cent.
Répondre
D
Ouf...on a échappé à un chanteur de plus... Imaginez un peu si sa conseillère artistique avait été sa belle-mère!<br /> Il me faisait penser au prince idiot de Schrek, mais je vois que ses capacités intellectuelles augmentent à vue d'oeil, alors je range mon jugement dans ma poche.
Répondre