L’origine de « Sweeney Todd » ?

Publié le par Yves-André Samère

Vous connaissez certainement Sweeney Todd, ce film de Tim Burton, sorti en 2008, d’après une histoire qui avait fait l’objet de multiples versions au cinéma et à la télévision, et qui a même été jouée sur scène, à Paris, au Châtelet, en 2011. Dans le film, Johnny Depp jouait le rôle d’un barbier qui, pour se venger de la société, assassinait des gens et revendait les corps à une voisine, laquelle en faisait des pâtés en croûte. Il faut croire qu’elle cuisinait aussi bien que la mère Brasier, puisque les clients affluaient, et que les deux complices faisaient fortune. Comme quoi, en matière d’artisanat, le bon travail paye toujours.

Officiellement, cette histoire vient de la légende d’un tueur en série qui aurait sévi à Londres au dix-neuvième siècle, et avait été racontée sous forme de roman. En fait, il existe une autre source, située, non pas à Londres, mais à Paris !

Dans son livre Métronome – un immense succès, qui va avoir une suite, Hexagone, consacrée cette fois au pays tout entier et non plus à Paris seul – Loránt Deutsch rapporte que, dans l’île de la Cité, aux numéros 18 et 20 de la rue Chanoinesse, « se trouvaient autrefois deux maisons, l’une occupée par un barbier, l’autre par un pâtissier ». Or le premier « égorgeait des étudiants logés par les chanoines de Notre-Dame et revendait les corps au pâtissier qui en faisait des pâtés dont se régalaient les chanoines ». On sait combien les ecclésiastiques sont friands de bonne chère. Mais les deux complices furent pris et brûlés vifs en 1837...

Oui, je sais que la mode actuelle consiste à taper sur Loránt Deutsch (même les Guignols, décidément en panne d’inspiration depuis que Bruno Gaccio s’est retiré du groupe des auteurs, s’y sont mis), mais je ne donne pas dans cette veine-là. Que l’acteur passionné d’histoire et de Paris soit ou non royaliste et catholique ne me gêne pas, et la contestation qui se déchaîne vient de quelques jaloux et médiocres qui ne supportent pas que d’autres aient du succès, en supplément du talent. Après tout, son histoire n’est pas plus invraisemblable que celle de Jeanne la Pucelle ! À laquelle tous ajoutent foi, imperturbablement...

 

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Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
J’avais bien l’intention de faire une notule sur cette histoire d’avoir la carte ou pas. Il y a beaucoup à dire. Patience...
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Y
Puisque je parlais de Gaccio, ça implique que je visais les auteurs, et pas les imitateurs.<br /> <br /> Tant que Bruno Gaccio était là, les Guignols osaient faire ce qu’aucun humoriste n’ose : écrire des sketches qui, volontairement, ne font pas rire ! On avait eu, par exemple, cette<br /> histoire du Tunisien qui était expulsé par charter, qui partait avec son jeune fils, et lui faisait croire que c’était un jeu, comme Roberto Benigni dans « La vie est belle ». Ça faisait<br /> froid dans le dos, et c’était très fort. On ne voit plus du tout ce type de sketch chez les auteurs d’aujourd’hui, qui refont jour après jour ce qu’ils ont déjà fait. Manque d’audace.
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J
Je trouve que les Guignols s'en moquent gentiment, pourtant. Et l'imitateur qui s'en charge fait du très bon travail.
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D
Mais mais mais, comment voulez-vous qu'un catholique et royaliste de surcroît, ait "la carte" comme on dit ? (jamais compris quelle était d'ailleurs cette carte).<br /> Penchez-vous plutôt sur BHL et son exposition d'art contemporain à la Fondation Maegh. Un régal, surtout l'article du Figaro... BHL portant un tableau, BHL ouvrant une caisse, et, cerise sur le<br /> gâteau, BHL de profil posant devant une toile, regardant l'horizon d'un air con(centré), du genre tempête sous un crâne.<br /> Il manque BHL plantant un clou pour pendre une toile. L'étourdi.
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