Le nouveau mariage

Publié le par Yves-André Samère

Le 10 septembre dernier, chez le Premier ministre, a eu lieu en sa présence une réunion des ministres Christiane Taubira, ministre de la Justice, Dominique Bertinotti, ministre de la Famille, et Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes. Il s’agissait de concocter le projet de loi universelle sur le mariage ; universelle, donc s’appliquant à tous les citoyens français. Ce projet sera présenté en conseil interministériel ce mardi 25 septembre, et au Conseil des Ministres le 31 octobre prochain.

Or il change les principes du mariage, qui consacrent juridiquement l’union d’un homme et d’une femme pour organiser à égalité leur vie commune, leur parenté et la filiation de leurs enfants. Un nouveau principe fondateur est créé, selon lequel, par le mariage, deux hommes ou deux femmes seront autorisés à devenir parents uniques et légaux d’enfants, qu’ils soient vivants et sans parent, ou à venir (de par leur volonté de « projet parental » – sic).

Ainsi, le texte de la nouvelle loi fait disparaître les mots père et mère (ça tombe bien, ces antiquités n’existent plus, il n’y a plus que des « papas » et des « mamans », à en croire les médias), et ne conserve que le mot parents. De même, il n’y a plus ni mari ni femme : ne restent que des époux. Plus d’aïeul ni d’aïeule, mais restent des aïeuls asexués. Plus de beau-père ni de belle-mère, évidemment – et on se demande comment vont se débrouiller les auteurs de vaudevilles –, mais uniquement des beaux-parents. Et, bien entendu, les adjectifs obscènes paternel et maternel tombent à la trappe.

On a compris : les hommes et les femmes ont cessé d’exister, il ne subsiste plus que des précieuses ridicules.

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