Lèche aux puissants : Claudel

Publié le par Yves-André Samère

Vu près de la place Saint-Michel une affichette annonçant un spectacle. Un certain Pierre Azzi adapte, met en scène et joue un texte de Paul Claudel, Tête d’or. Cela se passe en ce moment au Théâtre de l’Île-Saint-Louis. Vu que je connais comme ma poche l’Île-Saint-Louis et que je n’y ai jamais vu la trace du moindre théâtre, j’en déduis que ce gars a dû louer une cave et s’y produira le temps du spectacle, c’est-à-dire jusqu’en juin. Passons.

Claudel, c’est une célébrité, mais je ne l’aime pas. J’ai lu son Soulier de satin, une pièce interminable (jouée intégralement, elle dure... onze heures !), et je n’ai pas été le seul à trouver ça plutôt pesant. On sait que François Mauriac, sortant accablé de la première en 1943, avait soupiré « Encore heureux qu’il n’y ait pas eu la paire ! »

Mais Claudel s’est illustré par son aptitude à flatter les puissants. TOUS les puissants, puisque, le 10 mai 1941, il avait fait publier dans « Le Figaro » – ce journal est dans tous les bons coups – une ode intitulée Paroles au Maréchal (poème). Puis vint la Libération, et Claudel, le 23 décembre 1944, publia dans le même journal une autre version qui s’appelait Au général de Gaulle (poème). Comme j’aime divertir sainement mes amis, j’en mets en ligne le texte intégral ICI, avec quelques autres perles, et vous souhaite bonne lecture !

Si l’intelligence est la faculté de savoir s’adapter aux circonstances, qu’est-ce qu’il était intelligent, ce Claudel !

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D
Merci pour cette tranche de rire. Je ne parle pas du fond, enfin juste hélas, mais de la forme.<br /> Il fait partie de ces auteurs surestimés qu'il vaut mieux oublier. Rassurons-nous : la jeune génération ne sait même pas qui ce peut être. Une nouvelle marque de prêt à porter, comme Zadig et<br /> Voltaire ?
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