« Les banques, je les ferme ! » (Vincent Auriol)
« Le Canard » d’aujourd’hui, qui décidément est une mine, rapporte en sa page 4 qu’une personne de Saint-Maur-des-Fossés a reçu de sa banque, la Barclays, une lettre qui, sous le prétexte de lutter contre le blanchiment d’argent, lui soumet un questionnaire très indiscret.
Or cette dame n’est pas la seule. Je crois bien qu’en fait, toutes les banques font en ce moment la même chose. J’ai un compte sur une banque en ligne, Boursorama, et, chaque fois que je me connecte, je tombe obligatoirement sur une page qui me demande les précisions suivantes : mes coordonnées fiscales (adresse fiscale complète), mes revenus moyens annuels bruts, la valeur de mon patrimoine net, mon expérience des marchés financiers, ma stratégie d’investissements, quel(s) placement(s) je détiens ou j’ai détenus, mon « horizon de placement » (moins d’un an, de un à trois ans, plus de trois ans), si je suis assujetti à l’ISF, si je veux faire de Boursorama ma banque principale et y domicilier mes revenus, et si j’envisage d’investir.
J’envisage plutôt de leur téléphoner pour les traiter de tous les noms ! Car je ne peux m’abstenir de répondre qu’en quittant le site et en y revenant immédiatement (ce qui d’ailleurs ne marche pas avec tous les navigateurs, par exemple Chrome).