Les charlots embauchent à la Poste

Publié le par Yves-André Samère

Une nouvelle preuve que la Poste utilise des employés qui se fichent complètement de leur travail. La semaine dernière, je passe une commande par Internet, le colis arrive, le livreur de Coliposte (une succursale de la Poste à Paris) se pointe samedi et ce matin devant mon immeuble et, les deux fois, « constate » que « l’entreprise est fermée ». Il repart avec le colis.

Je n’apprends ces détails qu’après une longue recherche par téléphone, et de multiples interruptions dues aux célèbres boîtes vocales qui coupent la communication dès que l’attente du client dure au-delà d’un certain délai... lequel ne lui est pas précisé par avance (autrement dit, si l’employé est allé se renseigner sur votre affaire et que cela prend un certain temps, vous vous retrouvez le bec dans l’eau et forcé de tout recommencer à partir de zéro). Je finis par comprendre : au lieu d’entrer dans le couloir de mon immeuble et de m’appeler par l’interphone, le livreur s’est contenté de... regarder la façade et de constater que les deux commerces qui encadrent mon portail, un cours de langues et un vendeur de lames de parquet, avait ces deux jours-là fermé leurs portes !

Certes, l’adresse figurant sur mon colis précisait bien que mon appartement se trouvait dans tel escalier, à tel étage et à telle porte, et donc n’ouvrait pas directement sur le trottoir de ma rue. Mais lire tout ça, c’est trop fatigant.

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