Ma journée
Aujourd’hui, je suis sorti deux fois. Le matin, peu avant neuf heures, je suis allé donner ma voix au Sauveur de la Patrie et Vainqueur contre la Dictature des Riches.
L’après-midi, je me suis rendu place de la Bastille, pour constater les non-préparatifs de la non-fête qui ne devait pas avoir lieu le soir même pour fêter la non-victoire de François Hollande, et j’y ai pris quelques non-photos hélas tombées dans l’oubli. Ces barrières installées sur les trottoirs et la chaussée, ces toilettes mobiles, ces podiums devant l’Opéra, ces camions transportant du matériel de son, ces caméras, cette grue où ne prendront pas place des techniciens chargés de ne pas filmer la non-fête, ces loumas (caméras placées au bout d’un très long bras mobile, inventée par deux Français), ces policiers en tenue et ces badauds qui ont envahi le quartier des heures avant la proclamation des résultats (il était 16 heures 30), tout cela ne prouve rien, puisque François Hollande nous l’avait bien dit : il n’y a aucune fête prévue, et surtout pas à la Bastille.
Par conséquent, tous ces gens que je n’ai pas vus installer ce qui n’annonce pas une fête n’étaient là que par hasard, parce que cet après-midi il faisait beau. Oui, c’est ça, ils profitaient du beau temps, qu’on n’a pas vu souvent depuis quelques semaines. Et ils n’enverront pas leur facture au Parti Socialiste, tout comme Dalida en 1981, quand elle chantait gratuitement aux meetings de Mitterrand !