Natacha Polony
(Attention, je vais écrire du bien de quelqu’un ! Âmes sensibles, ne lisez pas)
Innovation chez les Guignols de Canal Plus : Natacha Polony a depuis hier sa marionnette (d’ailleurs assez ratée). C’est une forme de consécration, et je dois dire que la dame mérite cette gloire.
Après avoir travaillé dans deux journaux, « Marianne » et désormais « Le Figaro » (quel grand écart !), elle a fait un long passage chez Ruquier sur France 2, et elle a déménagé vers le Grand Journal depuis le début de la présente saison. Or c’est plutôt une bonne nouvelle pour les téléspectateurs, car Natacha possède une qualité inconnue jusque là au Grand Journal : elle est intelligente. Souvenez-vous de toutes les potiches qui l’ont précédée, de l’extraordinaire bêtise d’Ariane Massenet, qui avait attribué Madame Bovary à Balzac (elle était payée 25 000 euros par mois pour poser à l’invité du jour TROIS questions, pas une de plus, auxquelles il devait ne répondre que par oui ou par non – ce qui est impossible dans la plupart des cas) ; ou de cette pauvre Jeannettte Bougrab, recrutée pour la seule raison qu’elle avait été secrétaire d’État d’on ne sait trop quoi (on a échappé à Roselyne Bachelot), qui n’ouvrait jamais la bouche et a été balayée en moins d’un trimestre.
Madame Polony, c’est évident, a du bon sens, connaît à fond l’actualité et le monde politique, et sait tenir tête aux invités qui ne veulent pas répondre. Le jour où Antoine de Caunes estimera enfin qu’il a fait son temps et qu’il n’a plus l’âge de danser sur le plateau, elle pourra prendre sa place.