PACS et mariage
Je n’ai pas compris un traître mot de la raison que donnait, ce matin sur France Inter, la psychiatre Claude Halmos (celle qui parle des « cadeaux DONT on se rappelle » et qui sévissait naguère sur Canal Plus, dans l’émission de Jean-Luc Delarue), à propos de l’adoption par les couples homosexuels. En résumé, elle est plutôt contre, mais, pour en savoir plus, allez donc télécharger l’émission, vous m’expliquerez...
Et moi, ce que j’en pense, de tout ce tapage ? Rien, strictement rien. Le PACS, oui, cela avait un sens, une utilité : il corrigeait une profonde injustice, celle dont étaient victimes les compagnons d’homos défunts, et qui souvent se voyaient éjectés immédiatement du domicile commun par la famille du mort. Par la création d’un lien légal faisant du survivant l’héritier de celui qui venait de lâcher la rampe, on le protégeait, et c’était normal. Mais le mariage, à quoi bon ? Là, on ne fait que satisfaire la concrétisation d’un sentiment, et l’État n’a pas à s’en mêler. L’adoption, elle, mérite un débat sérieux, car elle concerne d’autres êtres vivants que les deux conjoints.
Cela dit, comme il n’y a non plus aucune raison d’interdire aux gens de se marier, si cette cérémonie leur fait plaisir, pourquoi pas ? Cette innovation ne va pas bouleverser la société. Elle n’a provoqué aucun cataclysme chez nos voisins plus rapides à réformer leurs lois. Cela gêne l’Église catholique ? Mais beaucoup de choses gênent l’Église catholique. Elle s’y fera.