Peillon est mort

Publié le par Yves-André Samère

Pas très malin, Vincent Peillon, petit chef socialiste, pour avoir fait ce coup d’éclat hier soir : après avoir accepté de participer en fin d’émission à un débat télévisé en direct sur l’identité nationale entre Éric Besson et Marine Le Pen, il attend le début de l’émission pour faire savoir qu’il ne viendra pas. Puis il crie que cette émission est scandaleuse et il exige la démission d’Arlette Chabot, qui conduisait les débats. Au passage, il reconnaît qu’il a dissimulé ses intentions à seule fin de provoquer le scandale. Il est vrai que Peillon cherche à compenser le sabotage, par Ségolène Royal, d’on ne sait plus quelle réunion il avait organisée il y a un mois ou deux : la duchesse du Poitou s’y était pointée sans être invitée, et on n’avait parlé que d’elle, pas de Peillon.

Ce soir, lendemain de sa défection sur France 2, Peillon participait à une « explication » sur Canal Plus, annonçant que ce sera sa seule explication. Or, ayant monopolisé la parole, parlant pour ne rien dire et noyant le poisson sous des flots de pieuses généralités, il n’avait toujours rien expliqué au bout de six ou sept minutes. Autour de la table, tous les journalistes présents, c’était visible, n’avaient qu’une envie, l’étrangler.

Résultat des courses, Peillon a perdu en une seule soirée la plupart de ses électeurs. Ils sont toujours brillants, les notables socialistes : l’un après l’autre, ils s’ingénient tous à se déconsidérer. Bientôt, il faudra ressusciter Léon Blum.

Jospin, reviens, ils sont devenus fous !

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