Petit éloge de BHL
Bien que je tienne Bernard-Henry Lévy pour un clown envahissant, je suis bien obligé de dire qu’il a raison lorsqu’il rappelle qu’un documentaire objectif, ça n’existe quasiment pas – puisque c’est ce qu’on reproche à son film Le bouclier de Tobrouk, sorti aujourd’hui, de ne pas être objectif. À titre d’exemple, il a cité Michael Moore.
J’approuve d’autant plus que je répète depuis des années que Moore ne fait pas de documentaires ! Il signe des pamphlets, or un pamphlet, pas plus qu’un réquisitoire, ne doit être astreint à l’objectivité. Mais les journalistes et pseudo-critiques persistent à ressasser cette bêtise – preuve supplémentaire qu’ils ignorent le sens des mots, leur outil de travail pourtant. À titre indicatif, la première fois que j’ai défini le travail de Michael Moore, cela remonte à la sortie de Fahrenheit 9/11, mais, en 2009, Michel Ciment sur France Inter s’est décidé à confirmer ce que j’en avais écrit.