Piratez, mais en bloc ! C’est plus sûr...
La CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) est censée définir ce qui peut ou doit se faire en matière d’informatique, comme son nom l’indique, et sanctionner les manquements aux règles établies.
Ainsi, c’est elle qui doit délivrer, aux organisations d’ayant droits (en clair, aux éditeurs qui se plaignent du piratage informatique : ALPA, SCPP, SPPF, SACEM et SDRM), les autorisations de faire appel à la société TMG – dont je ne me lasserai jamais de répéter qu’elle appartient à Thierry Lhermitte – en vue de repérer les pirates sur Internet.
Or ces autorisations disent que ces recherches faites à la demande d’une société éditrice « ne porteront que sur la protection des œuvres appartenant au catalogue des membres dont elle défend les intérêts ». En conséquence, une société qui édite un disque, un jeu ou un film NE PEUT PAS demander à TMG de surveiller les internautes qui téléchargeraient autre chose que ce qu’elle-même édite !
Et maintenant, supposez qu’un de vous, petits vicieux que vous êtes, mette à la disposition de tous un fichier comprenant à la fois, joints dans la même archive Zip, une chanson éditée par la société Tartempion et une autre qu’elle n’édite pas. Du coup, la société Tartempion n’a pas le droit de demander qu’on surveille ce fichier, puisqu’il est partiellement composé par quelque chose qui ne lui appartient pas ! He oui, les mélanges, ça saoule...
De la rigolade en perspective.