Riches plus riches, pauvres plus pauvres
Ne changeons rien, surtout (en dépit du fait que le changement c’est maintenant, comme a dit je ne sais plus quel humoriste, il y a un an). Au contraire, c’est la volonté de Dieu, que les riches soient de plus en plus riches, et les pauvres, de plus en plus pauvres : au Ciel, tout rentrera dans l’ordre. De sorte que les pays riches, comme le nôtre (pour encore quelque temps), ne sont pas les seuls à être un peu secoués par la crise. L’OCDE a fait savoir récemment que l’aide aux pays pauvres a diminué en 2012 de près de 4 % sur l’année.
En 2011, elle avait déjà baissé de 2 %.
Cette baisse de 4 % est la plus forte depuis 1997, et c’est évidemment le contrecoup de la crise mondiale et de l’austérité dans les pays riches.
Bah, les pauvres vont bien s’habituer, ils ont l’entraînement indispensable...
Ce point étant noté, il faut tout de même rappeler que les pays pauvres ont leurs crésus, et que, par exemple, l’Afrique est une pépinière de nababs. Beaucoup de dirigeants africains sont des milliardaires en dollars, et laissent crever leurs populations. Du coup, on se sent un peu moins coupables, en Occident. Mais, en dépit de cela, nous continuons à caresser les dictateurs dans le sens du poil. Voyez Hollande, la semaine dernière, au Maroc : s’il y a un chef d’État qui accapare la richesse de son pays à son profit (et à celui de ses vassaux), c’est bien Mohammed VI : un livre a démontré que, sur ce terrain, il se montre pire que son père Hassan II. Mais tant qu’il fait barrage aux islamistes, on lui permet tout.