Rire sur France Inter - 18
Stéphane Bern aurait pu rester sur France Inter jusqu’à son admission à l’Académie française – voire au-delà, puisque certains hurluberlus, adeptes du copinage, envisagent bien de voir Éric Neuhoff dans ce cas. Or Bern est parti.
L’explication de ce départ n’a rien de sordide, et, s’il gagne davantage d’argent sur RTL où il a émigré, le motif a été tout autre. En effet, lorsque Philippe Val, devenu directeur de France Inter pour la seule raison qu’il était un ami de Carla Bruni, décida de se payer Didier Porte en mettant fin à son contrat, Bern s’étonna : Porte avait dérapé dans une chronique de la matinale, à huit heures moins cinq, mais nullement dans Le Fou du Roi que Bern pilotait depuis plus de neuf ans. Il demanda donc à son directeur de ne pas renvoyer le chroniqueur pour si peu. Le directeur promit... mais ne tint pas sa promesse, prétendant que Porte avait « transformé l’antenne en poubelle », accusation excessive, et Porte fut viré.
Conscient qu’on l’avait mené en bateau, Bern donna sa démission et quitta Radio France. Dans la foulée, il emmena avec lui quelques-uns de ses collaborateurs, Patrice Carmouze, Joelle Goron, et Régis Mailhot, le sale gosse inculte qui lui devait tout. Et c’est Mailhot – que j’ai un peu malmené à l’époque, au point que Porte lui fit des excuses –, qui demanda que celui-ci fasse partie des recrutés pour RTL. Suggestion acceptée par Bern.
C’est ainsi que France Inter perdit son émission la plus écoutée, qui n’a été remplacée que par de navrants ersatz, sur lesquels je ne m’étendrai pas, car aucun bête au monde ne le pourrait. Par conséquent, cette notule est la fin du feuilleton sur le rire à France Inter.