Suicide par défaut d’humour
Chacun a entendu parler de cette histoire navrante : un couple d’animateurs de radio téléphone à la clinique de Londres où l’épouse du prince William – le fils de Charles et peut-être futur roi – prépare la mise au monde de leur premier enfant. De ce couple de rigolos (non, je ne parle pas ici de Charles et Kate), la femme se fait passer pour la reine Elisabeth, et demande à parler à la parturiente. Au bout du fil, la secrétaire-infirmière, très aimable, ne remet pas en cause l’identité de l’appelante. L’histoire, que je n’ai pas suivie de très près, ne dit pas si Kate et la fausse Lilibeth ont ensuite conversé, et je m’en fiche, ça ne me regarde pas.
Ce qui compte, c’est qu’évidemment, le canular téléphonique a été révélé, ce qui était bien le but premier. Et que la planète entière s’est marrée.
On nous apprend alors que l’infirmière un peu gourde qui a répondu au téléphone, désespérée de s’être ridiculisée, s’est ensuite suicidée ! Bizarre, on pensait que les Anglais avait inventé l’humour. Franchement, vous connaissez beaucoup d’infirmières sensibles à ce point, dans les cliniques et les hôpitaux ? Pour ma part, ce type de personnel soignant, je n’en ai jamais rencontré un seul exemplaire. Si on est hypersensible, on ne choisit pas ce métier.
C’est pourquoi je me demande si le véritable canular, ce ne serait pas l’histoire du suicide.
Le plus ridicule, c’est que la station de radio qui l’avait diffusé a, du coup, interdit tout canular sur ses ondes. Je suppose qu’à la clinique londonienne où séjournait Kate, on a aussi cassé tous les thermomètres.