Taxes et autres impôts

Publié le par Yves-André Samère

Le premier problème que la gauche va trouver dans ses tiroirs lorsqu’elle s’installera au pouvoir en mai prochain sera la totale impossibilité de tenir ses promesses électorales, puisqu’il n’y a plus un rond dans les caisses. Et je saisis cette occasion pour faire remarquer que Sarkozy et ses calamiteux gouvernements successifs ne sont pas les seuls responsables : au début des années quatre-vingt, la France n’était nullement endettée. Mais tous les successeurs de Giscard, qui avait été un bon ministre de l’Économie et des Finances (mais un mauvais président de la République) s’y sont mis.

Donc, Pompidou n’étant plus là pour nous donner des sous, il va falloir en trouver. Augmenter les impôts directs ? Impossible, c’est à la fois très impopulaire et peu rentable : on sait bien que les impôts directs rapportent relativement peu, que la suppression de quelques niches fiscales ne va pas résoudre le problème, et que ce qui prime, c’est la recette des taxes, impôts indirects donc moins douloureux – en apparence, puisque nul n’est obligé d’acheter. Sic.

Donc les taxes VONT augmenter, ce n’est pas une supposition, c’est une certitude.

Dans cette hypothèse, je dirai que cela ne me dérange pas le moins du monde que l’on taxe les sodas, même si la chose fait de la peine au PDG de Coca-Cola. Je serais même favorable à une taxe beaucoup plus forte, sachant que les boissons et les nourritures sucrées sont, non seulement inutiles, mais dangereuses pour la santé publique. Et le fait qu’on ait supprimé l’exception sur les boissons à base d’édulcorants (aspartame et autres, qui sont loin d’être inoffensifs) me ravit positivement. Mais pourquoi avoir oublié les petits gâteaux et autres barres chocolatées ?

Dans la foulée, je me réjouis aussi de l’augmention des taxes sur le tabac, et j’espère que l’alcool ne sera pas oublié en route.

C’était ma première et sans doute dernière notule en faveur des impôts.

(En revanche, si l’on pouvait supprimer la taxe de 11 % sur les tickets de cinéma, qui sert à financer, par l’intermédiaire du Centre National du Cinéma, des films qui se cassent la figure au bout d’une semaine, ce ne serait pas un mal)

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