Un crime « involontaire » !

Publié le par Yves-André Samère

Au pays qui est encore (pour quelque temps) le plus riche du monde, et qui compte le plus grand nombre de scientifiques, on pratique pourtant un curieux laxisme en ce qui concerne le vocabulaire. Et les mots ne paraissent pas avoir le même sens que partout ailleurs.

Ainsi, aux États-Unis, on persiste à faire figurer, sur les papiers d’identité, la mention de la « race » de leur possesseur. Cette notion de race n’a aucune validité, et cette indication ne désigne guère que la couleur de peau des citoyens, laquelle n’est aucunement une indication de race en ce qui concerne l’espèce humaine – cela fait bientôt un siècle qu’on en est conscient. À propos, j’aimerais bien savoir ce qui est écrit sur les papiers d’Obama, puisque, fils d’une mère blanche et d’un père noir, il n’est donc ni blanc ni noir !

Mais il existe d’autres exemples. Hier, on a appris que le docteur Murray, qui a été le dernier médecin de Michael Jackson (ni noir ni blanc lui non plus), a écopé d’une peine assez lourde pour avoir contribué à expédier son patient dans un monde meilleur : j’ai entendu l’énoncé du verdict par le juge du tribunal qui l’a condamné, et cela, en version originale – pas en traduction faite par un journaliste ignorant l’anglais –, or il a été dit que ce médecin s’était rendu « coupable du CRIME d’homicide involontaire ».

C’est curieux, j’avais toujours cru que le crime était défini par la volonté de tuer quelqu’un. Il n’y a donc qu’aux États-Unis qu’un crime est involontaire.

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