Une grève qui tombe bien
Providentielle, cette grève à Radio-France, qui en est à son cinquième jour. Certes, ce n’est pas la première ! On en a connu une, il y a quelques années, qui a duré plusieurs semaines...
Bref, elle tombe bien, car le nouveau patron du CSA vient justement d’être nommé, avant-hier, c’est Olivier Schrameck, et, s’il ne connaît absolument rien à l’audiovisuel, il a été longtemps le collaborateur de Lionel Jospin – que je m’obstine à considérer comme le socialiste le plus capable qu’on ait connu à la tête du gouvernement.
Pourquoi cette grève tombe bien ? Parce qu’elle va peut-être inciter Schrameck à nous débarrasser des deux boulets que le seul piston a fait nommer à la présidence de Radio France et à la direction de France Inter : respectivement, Jean-Luc Hees et Philippe Val. Rappelons que, contre toute logique, c’est le second qui a fait nommer le premier ! En effet, copain de Carlita, l’ancien patron de « Charlie-Hebdo » avait été proposé pour diriger France Inter, par la dame, à son mari, lequel se trouvait être le président de la République (rappelez-moi son nom, il m’échappe), et Val a, ensuite, suggéré le nom de son copain pour la présidence du Palais-Gruyère.
Voir ces deux-là prendre à leur tour cette porte qu’ils ont fait prendre à d’autres sous des prétextes un peu bidon, serait une belle satisfaction. Et si, en prime, les deux nouveaux arrivants nous débarrassaient de Frédéric Lopez en ne renouvelant pas son contrat en juin, ce serait parfait.