Une politique sur mesure
Ayant nommé Rachida Dati au ministère de la Justice parce qu’il avait besoin, pour démontrer son désir (sincère ?) de teinter le gouvernement d’un vernis de féminisme et de « diversité », Sarkozy ne tarda pas à se rendre à l’évidence : son Garde des Sceaux n’avait aucune expérience de la politique, et pas la moindre idée du fonctionnement d’un ministère ! D’ailleurs, après son accouchement, elle ne s’y montra plus guère, laissant faire son directeur de cabinet qui était le véritable ministre, et que le président lui avait imposé. C’est ainsi, dans ce régime, on ne choisit pas ses collaborateurs, on prend ceux que l’Élysée a choisi pour vous…
Vous imaginez assez bien que ministre et directeur de cabinet se sont opposés, et les démissions des adjoints de la célèbre cover girl se succédèrent. On a su par la suite que, pour se débarrasser du premier directeur de cabinet qui était chargé de la faire marcher droit, madame Dati eut recours à un biais original : faire intervenir Cecilia Sarkozy, pas encore divorcée. Mais le plus beau, c’est que l’entretien des deux femmes qui devait aboutir à cette éviction se passa… dans un magasin de chaussures de luxe !
Et ça vous étonne ?