Vingt-quatre heures... sur ma montre !
Rolex, Breitling, Patek Philippe… J’ai du mal à comprendre cette passion de certains hommes politiques, et de tous bords, pour les montres.
D’autant moins qu’elles ne sont ni très belles ni très originales, ces toquantes, à en croire les photos publicitaires qui les vantent, notamment dans « Le Figaro ».
Or je suis bien certain qu’aucun d’entre eux ne possède une montre comme la mienne : elle possède un cadran gradué en vingt-quatre heures. Le « 12 » est en bas, le « 6 » à droite, et, comble du raffinement, les chiffres correspondant à la nuit sont les seuls lumineux ! Jamais je n’ai vu ailleurs une montre semblable, même si je sais que ça existe.
Mais le tape-à-l’œil m’attire si peu que je la laisse dans un tiroir. J’ai renoncé à porter une montre, depuis pas mal de temps, et jamais je ne me suis paré de bagues ou de colliers. En aucun cas on ne m’élira à la présidence de la République, c’est évident.