Vœux (toujours pieux ?)

Publié le par Yves-André Samère

L’un des étrangetés qui ne finira jamais de me surprendre, c’est de voir le monde politique, et tout particulièrement les plus hautes autorités de l’État, consacrer chaque année, en janvier, tant d’heures et tant d’argent à une occupation aussi futile et absurde que ces interminables cérémonies de présentation des « vœux » à toutes sortes de gens. Cérémonies qui font de janvier un mois sinistré, à l’instar du mois de mai tel qu’il est conçu en France, avec ses jours fériés à répétition et ses célèbres « ponts ».

Les vœux du Nouvel An reviennent chaque début d’année, inéluctablement et depuis des siècles. S’ils avaient la moindre efficacité, on s’en serait donc aperçu depuis longtemps. Or tout le monde sait qu’ils constituent à la fois une survivance de vieilles superstitions et une absurdité, qu’ils ont autant d’effet sur l’existence des humains que la danse de la pluie ou les cierges à saint Antoine de Padoue. Des hommes politiques dotés d’un minimum de bon sens et de responsabilité auraient depuis longtemps largué cette coutume ridicule – qui ne mérite pas mieux que de tomber aux oubliettes –, consacré leur précieux temps à travailler au profit de leur concitoyens... et fait des économies. Mais non, on continue.

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