Pain au chocolat contre chocolatine
La bataille fait rage, et, voici quelques jours, un parlementaire dont le nom m’échappe a interpellé le gouvernement afin qu’il intervienne, avant que la guerre éclate entre le sud-ouest et le reste de la France, vu que le pays est trop calme, en ce moment.
Non, il ne s’agit pas d’autonomie, encore moins d’indépendance, mais de savoir si on doit dire « chocolatine » ou « pain au chocolat » pour désigner cette pâtisserie ayant fait naguère la gloire de Jean-François Copé, au point qu’il a pu ramasser 0,5 % des voix à l’élection présidentielle, si je me souviens bien. Bref, les guerres picrocholines ne sont pas près de cesser.
Eh bien, je suis en mesure de trancher la question, comme Alexandre le Grand trancha le nœud gordien. Et j’indique que chocolatine serait historiquement plus indiqué. En effet, l’Aquitaine a longtemps été anglaise, or les Anglais désignaient ces pâtisseries par l’expression chocolate for teens (traduction : chocolat pour les gosses), qui, de contractions en déformations, serait devenue chocolatine.
Certes, ce verdict risque de déplaire à la majeure partie de nos compatriotes. Mais comme il va me valoir la sympathie de toute l’Aquitaine, il n’est pas impossible que je puisse un jour succéder à Alain Juppé. Mon rêve.