Diable et diablesse
Quand je vous dis qu’ILS me lisent ! Il y a quelques jours, j’approuvais ICI Karl Zéro, qui avait dit sur Canal Plus que Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine étaient de mèche, et qu’ils jouaient la comédie, feignant d’être en désaccord sur beaucoup de choses, alors qu’en réalité, lui proférait des horreurs afin qu’elle puisse proclamer n’être pas d’accord avec son père. Ce qui, en fin de compte (les cons disent « au final »), aboutissait au résultat recherché : les ploucs attirés par le Front National en déduisent que le parti facho a bien changé sous la conduite de sa présidente, et qu’on peut y aller sans remords.
Eh bien, dans « Le Canard enchaîné » de ce jour, en page 1 et sous la signature de Frédéric Pagès (il est philosophe de métier), je lis ce passage d’un dialogue imaginaire entre un journaliste et le père Le Pen : « Q.- Mais alors, tout est combiné entre vous ! – JMLP.- [...] Pour qu’elle dédiabolise, il lui faut un diable. Je me dévoue ».
Merci à Karl Zéro.