Quand se raser était rasoir
Jusqu’ici, je ne me rasais que pendant le Grand Journal, lamentable émission qui, le 1er octobre, s’est fait dépasser par la chaîne Gulli, réservée... aux enfants ! Je me rasais surtout devant les courtes séquences que cette pauvre Maïzéna-pire-à-peine – qui ne voulait pas présenter cette émission mais s’y résignée quand même – estime géniales, puisqu’elle le dit sans arrêt : le Mash up (mélange de mots), le Bien-Super-bien, la Carte blanche, et ses chroniqueurs ringards, comme ce manieur de brosse à reluire qui se prenait pour un chroniqueur littéraire. Et qui, soit dit en passant, ferait bien de se raser de temps en temps, mais au sens propre.
Eh bien, dans un an, je me raserai avec un nouveau rasoir pas encore dans le commerce – sortie prévue en mars 2016 –, et qui fonctionnera grâce à un laser ! Du coup, plus de mousse à raser, plus d’eau, plus d’irritation de la peau, plus de rasoirs jetables, plus rien. Une simple pile lui permettra de fonctionner un an. Voyez plutôt ICI, c’est un peu plus utile qu’un smartphone, à mon avis, et, avantage décisif, on ne peut pas faire de selfie avec cet engin ! Du coup, la mortalité va baisser dans les lieux touristiques, et la popularité de François Hollande, qui ne tient que par cette habitude idiote de les accepter tous, va enfin atteindre son niveau normal : zéro.
Certes, certes, Philips, Gillette, Braun, Remington, Wilkinson et Panasonic, qui ont du souci à se faire, vont tout tenter pour empêcher l’invention d’être commercialisée (pas jusqu’à l’assassinat, on espère), mais c’est comme tout, et les speakerines ou les poinçonneurs du métro ont disparu, eux aussi.