Antidouleurs pour IVG
Des deux méthodes d’avorter, la médicamenteuse et la chirurgicale, dont j’ai parlé ICI, on nous révèle que la plus simple, puisqu’elle permet d’éviter une hospitalisation, est la première, mais qu’en revanche, elle peut provoquer des réactions douloureuses. Or on prescrit assez peu de médicaments antidouleur pour accompagner l’intervention, et, stupeur, cela se réduit parfois à du Paracétamol !
Ce doit être une blague. Le Paracétamol vaut certes mieux que l’aspirine, qui peut être dangereuse (c’est un anticoagulant), mais il a un effet assez peu énergique. Or les médecins le savent très bien. Ils savent aussi qu’il y a plus puissant, comme antidouleur. Sans aller jusqu’à la morphine, qui est censée traiter les douleurs intenses, il y a le Ixprim (non, rien à voir avec les mathématiques), le Tramadol et le Spasfon.
Le premier, le Ixprim, fabriqué par Sanofi, est noté E2 (bonne efficacité) et R2 (risque modéré). Il est remboursé à 65 %.
Le deuxième, le Tramadol, est un générique, morphinique mineur, fabriqué par huit laboratoires, et il possède les mêmes caractéristiques que le Ixprim. Il est présent dans une dizaine de médicaments.
Le troisième, le Spasfon, est utilisé en gastro-entérologie, il est fabriqué par trois laboratoires, a une faible efficacité, présente un risque mineur, et n’est remboursé qu’à 35 %.
À présent, mesdames, faites votre marché.