Virer Fillon, ça urge !
Il paraît que Fillon compte désormais dans son camp quelques frondeurs, qui aimeraient bien le voir débarrasser le plancher. Pas tellement par souci moral, mais parce que son obstination à se maintenir dans la course à la présidence compromet en fait leur réélection aux prochaines législatives. Ceux qui, pour l’instant, lui restent fidèles, objectent que ces contestataires, au fond, ne sont pas si nombreux que cela, une quinzaine, dit-on. Mais rien ne garantit que l’épidémie ne va pas s’étendre comme la grippe.
Tout cela masque une évidence : ce qui est reproché à Fillon, ce sont des FAITS, que nul n’a été capable de contester, et auxquels il n’a opposé que des insultes (boules puantes, officines, acharnement médiatique et judiciaire, complot, etc.). Mais rien n’effacera cette évidence que le candidat blanc comme neige a tapé dans la caisse, utilisant de l’argent public afin de fournir à sa femme et à leurs enfants un salaire pour un travail qu’ils n’avaient jamais fait. Seriner à longueur de journée que « Tout ça est légal », cela ne supprime pas l’immoralité de la chose, qui, dans n’importe quel autre pays, se serait traduit par un renvoi immédiat du coupable. Et même en France, à une autre époque : Jacques Chaban-Delmas a perdu son poste de Premier ministre pour n’avoir pas payé ses impôts entre 1966 et 1969, alors qu’il n’avait fait qu’appliquer le règlement (instauré par Giscard, ministre des Finances) sur l’avoir fiscal, qui n’était PAS une magouille, mais un simple correctif évitant de payer deux fois le même impôt.
Garder Fillon dans la course, chers droitistes, cela revient à renforcer les fachos du camp d’en face, qui en trépignent de contentement, alors que, bande de nazes, vous avez un recours : puisque Juppé se dégonfle définitivement, vous avez un remplaçant idéal en la personne de François Bayrou, qui meurt d’envie de se présenter, et qui, LUI, ne traîne aucune casserole, car il a cette particularité d’être honnête et compétent. Une rareté ! Profitez-en, avant d’être forcés de vous mordre les doigts.