Pour l’arabe à l’école
Najat Vallaud-Belkacem est une fieffée menteuse. L’ex-ministre de l’Éducation nationale a démenti avoir tenté d’imposer l’enseignement de l’arabe à l’école primaire. Or les preuves du contraire existe, et il suffirait de le vérifier sur les textes édités durant son mandat ministériel.
Cela dit, d’une part, cette réforme ne sera jamais appliquée, puisque son successeur n’est pas du même bord. D’autre part, je le regretterai plutôt, et je ne le dis pas parce que j’ai étudié l’arabe à l’école, mais pour la raison suivante : les citoyens français d’origine arabe sont aujourd’hui aussi nombreux, sinon davantage, que ceux d’origine espagnole, allemande, portugaise ou polonaise. Il serait donc tout à fait normal qu’on enseigne à leurs enfants les rudiments de leur langue maternelle, à commencer par la prononciation. Cela éviterait de constater que beaucoup d’Arabes invités dans les radio-télés ne savent même pas prononcer leur propre nom ! Ou se dégonflent et n’osent pas corriger leurs interlocuteurs, ce qui ne vaut pas mieux.
Exemple entre cent : le jeune acteur Saïd Seghir ne devrait pas se laisser interpeller sous le nom de « séguire », attendu que Seghir, adjectif qui signifie petit, se dit « srir ». Et ce soir, Quotidien reçoit un acteur présent dans un film sortant le 28 juin, Cherchez la femme, et dont le nom, Lebghir, ne se dit pas du tout « lèb-guire ». Mieux, les musulmans ne devraient pas supporter que le nom de leur cher prophète soit ascagassé en « Ma Homais », comme si c’était la mère d’un certain pharmacien flaubertien.