Mettre en scène... un texte
Rédiger jour après jour un bloc-notes comme celui-ci, au fond, c’est assurer une sorte de spectacle. Or tout spectacle, même s’il n’est pas « spectaculaire », nécessite une mise en scène. Ou, au moins, une forme de présentation – une « accroche », comme on dit dans la profession –, qui incite les gens à en prendre connaissance. Il se trouve que, à un niveau très modeste, j’ai quelque lumière sur la mise en scène de cinéma, que j’ai bel et bien étudiée, donc je m’en sers, quoique sous une autre forme moins coûteuse.
Un exemple récent : je savais depuis des années que les apôtres censés avoir suivi Jésus n’étaient pas au nombre de douze, mais bien plutôt quatorze ou quinze : il suffisait de les compter dans les textes prétendus sacrés, à savoir le Nouveau testament. Mais en parler ici, comme cela, au débotté, sans aucune présentation, aurait pu produire un effet d’agacement chez ceux (mais non, pas « celles et ceux », comme on dit un peu partout, désormais, par psittacisme ou panurgisme verbal !) qui me font l’honneur de me lire. J’ai donc remis à un autre jour, jusqu’à ce que se présente une bonne occasion, la prétention du groupe parlementaire mélanchoniste de faire supprimer de l’Assemblée nationale le drapeau européen – voir ICI. C’était assez saugrenu pour mériter un petit développement, et j’ai casé aussitôt la thèse, exprimée par d’autres, y compris chez des chrétiens qui se revendiquent comme tels, démentant que les apôtres étaient au nombre de douze. Et j’ai « rebondi », comme disent les journalistes, sur l’ineptie mélenchonienne.
Je fais cela aussi souvent que je le peux. Et voilà pourquoi votre fille est muette !
Allez, prochainement, j’imite le passage de la Mer Rouge par les Hébreux.