Être élu à la présidence ? Facile !
Il n’a pas tout à fait tort, Onfray, quand il soutient que Macron AVAIT INTÉRÊT, lors de l’élection présidentielle, à trouver Marine Le Pen en face de lui : avec une telle adversaire, être élu, pour lui, c’était dans la poche.
En réalité, Macron s’est efforcé – avec le concours de ses courtisans, des radio-télés, du Parti Socialiste en complète déconfiture et des rodomontades d’un Mélenchon qui tentait de faire peur avec ses excès – de reproduire la situation qui avait si bien réussi à Chirac en 2002. Le truc était d’une simplicité évangélique : il suffisait d’effrayer le populo en lui faisant croire que le Front National risquait de gagner cette élection ! Et, dès lors, tous les adversaires des hitléro-fachistes voteraient pour n’importe qui d’autre que la famille Le Pen. C’était très facile, ses autres adversaires, les mieux placés pour n’être pas éliminés d’office, se sont comportés comme des nigauds, accumulant les bourdes qui les déconsidèreraient et les pousseraient vers la sortie, comme les histoires de Fillon avec l’emploi fictif de sa femme ou les costumes qu’il s’est fait offrir par un pseudo-ami (celui-ci ayant en vue qu’au bon moment, il lui retirerait le tapis de sous les pieds).
On peut être certain qu’en 2022, le processus va resservir. Il a si bien fonctionné !