Vive la peine de mort !
Si, aujourd’hui, on peut se féliciter que 98 pays ont aboli la peine de mort (je vous laisse rechercher vous-même ceux qui ont conservé cette belle manifestation mettant si bien en valeur le niveau de leur civilisation), il n’en a pas toujours été ainsi, et nos chers philosophes n’ont pas toujours été des adversaires de la barbarie – parfois en s’appuyant sur des prétextes un peu bidons.
Ainsi, au contraire de Voltaire, de Montesquieu ou de Victor Hugo, je vous recommande... Diderot. Lui et quelques autres voyaient dans la peine de mort une invention utile, capable de faire reculer la délinquance. Et Diderot suggéra de la remplacer par... la vivisection ! Vous avez bien lu. Il s’agissait de disséquer le corps du condamné encore vivant. Les nazis et les Japonais de l’Unité 731 n’ont donc rien inventé. Avantage : les médecins pourraient faire des expériences fructueuses. Et si, par hasard, l’objet de l’opération décédait, ce n’était pas très grave (il n’y avait pas mort d’homme, si j’ose dire), puisqu’il était DÉJÀ condamné à la peine maximale. En somme, il avait de la chance.
Je vous rassure, Diderot avait bon cœur, et il conseillait de gracier le condamné s’il parvenait à survivre, la peine déjà subie étant suffisante. Donc, pensez-y au cas où vous reliriez La religieuse ou Le neveu de Rameau.