Boris Vian, devin extralucide
Boris Vian, dont nous commémorerons l’année prochaine le centenaire de son entrée dans cette vallée de larmes, a tenu, de 1946 jusqu’à sa mort en 1959, une chronique dans la revue musicale « Jazz-Hot ». On sait qu’il était aussi trompettiste, on sait moins qu’ayant créé avec son frère un orchestre de jazz, il s’était inscrit au Hot-Club de France, alors présidé par Louis Armstrong, pas moinsse !
Voici le texte d’une de ses chroniques :
Avis à nos lecteurs
Nous publions ce journal sans autorisation. Comme nous ne sommes pas des hypocrites, nous donnons quand même l’adresse à laquelle vous devez envoyer vos lettres. Il est bien évident que nous nierons effrontément si on nous cherche des embêtements. Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs d’adopter en toutes circonstances une attitude inspirée de ce principe et empreinte d’une mauvaise foi systématique sauf pour ce qui concerne le Chaos, qui vous tient à cœur comme à nous, nous en sommes sûrs. La brillante réussite de tous les hommes politiques actuels, sans exception, nous montre d’ailleurs suffisamment à quelles situations élevées le mensonge pratiqué ordinairement vous permet d’accéder.
Sans blague ? Il connaissait déjà Macron, ou quoi ?