La recette du bonheur

Publié le par Yves-André Samère

J’ai été très heureux pendant cette période que beaucoup ont déclarée comme un cauchemar : le « confinement » pour raison médicale. Cet intermède a duré deux ans, il en reste des séquelles, mais, mis à part quelques manques comme l’impossibilité d’aller au cinéma ou au théâtre, ce fut quasiment une époque de bonheur. Pourquoi ? Parce que, hormis les médecins que j’ai dû voir souvent (trop, à mon gré, mais c’était involontaire), d’une façon générale, on me fichait la paix.

Au fond, c’est cela, le bonheur : quand on vous laisse tranquille. Vous pouvez passer toute votre journée sans devoir vous faire à manger et en mangeant n’importe quoi sans aucun remords, sans vous habiller ni vous laver, sans sortir pour vous ravitailler, sans aller à des rendez-vous, sans téléphoner puisque tout le monde est parti ! Vous pouvez regarder la télévision ou écouter la radio toute la journée, vous pouvez lire ou jouer du piano, vous pouvez écrire ou bricoler, vous pouvez revoir les films que vous n’avez pas vus depuis des années et dont vous possédez les vidéos, et vous pouvez DORMIR sans être interrompu !

Allons, un effort, messieurs nos gouvernants, remettez-nous une bonne dose de confinement ! Pour une fois, vous serez utiles.

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Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

G
Je connais donc le bonheur, car je vis de la même façon, mais sans attendre un confinement. Je n'en avais pas du tout conscience, cette notule ne fait que rajouter du plaisir à mon existence.
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Y
Ce doit être une tendance familiale !