Une mort surprenante à l’Élysée
France 3 nous a révélé hier soir unecdote curieuse, concernant partiellement le capitaine français Alfred Freyfus : on sait que celui-ci, en 1894, alors qu’il avait trente-cinq ans, avait été condamné au bagne et qu’on l’avait exilé à l’exil en Guyane, à la suite d’une machination visant sa qualité de Juif et une prétendue trahison au profit de l’Allemagne.
Or, à Monaco régnait alors le prince Albert Premier, qui était humaniste et très adversaire des antisémites. Il se trouve qu’à la même époque, ce prince avait eu une audience à l’Élysée avec le président français, Félix Faure, Iui-même antisémite, et qu’il avait tâché de le convaincre d’intervenir en faveur du capitaine Dreyfus, ce que le président refusa énergiquement.
Quelques heures plus tard, le président Faure agonisa, et on ne put le ranimer. Le soir même, il était mort, et quelques langues coururent, selon lesquelles le prince de Monaco l’aurait un peu aidé à trépasser.
Hypothèse aussi fausse que stupide ! En réalité, Félix Faure recevait souvent en privé sa maîtresse, Marguerite Steinheil, d’ailleurs déjà mariée, et c’est à la suite de leurs ébats que la mort est survenue.
Le prince de Monaco avait failli en être le témoin. Par chance, Dreyfus, par la suite, en 1906, a été acquitté et innocenté. On ignore s’il a envoyé ses condoléances à madame Steinheil...