Anglais académique
Hier, je me suis autorisé un petit article qui ne mangeait pas de pain, et que j’ai classé dans la catégorie « Humour ». Certes, il ne volait pas bien haut, mais il y a des jours où l’on est d’humeur folâtre. Il faut bien se reposer, parfois, d’être quotidiennement un grand penseur. Or je n’avais pas prévu que ces quelques lignes tomberaient sous les yeux d’un grincheux, d’ailleurs pas très courageux, puisqu’il a utilisé, pour cacher sa véritable adresse IP, un anonymiseur. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit d’un site Internet hébergé dans un pays où la loi est quelque peu élastique, qui sert de relais, et permet, par exemple, de télécharger illégalement tout ce qu’on veut – le hic étant que ce système ralentit à ce point les connexions que cela rend la navigation crispante.
Ce quidam, que je ne connais donc pas, doit être peu familiarisé avec l’humour et l’autodérision, pourtant évidente dans le cas présent puisque je prenais outrancièrement pour cibles les Roms, les diseuses de bonne aventure, leurs clients et le ministre de l’Intérieur, tout cela, à partir d’un fait réel mais choisi parce qu’insignifiant. Et, sans doute histoire de faire preuve de cette classe qu’il ne trouvait pas chez moi, il se demandait, dans un commentaire bienveillant, si je n’avais rien de mieux à « foutre » pour écrire de telles « merdes », madrigal doublé de la même interrogation en anglais basique.
Eh bien, selon moi, On pouvait dire, oh Dieu, bien des choses en somme, à la manière de la Tirade des Nez dans Cyrano de Bergerac, puisque l’anglais est la langue qui se prête le mieux à l’injure par la richesse de son vocabulaire, le plus grossier de la planète. La prochaine fois, à ce moron, à ce scumbag, à ce wanker, à ce creep, à ce freak, à ce dumbass qui pisses me off et qui est sans doute un batty boy ou un pillow biter auquel je souhaite une bonne S.T.I., je ne manquerai pas de kick him right in the balls, avant de le renvoyer chez sa milf.