Capitalisme chinois
Du communisme, le gouvernement chinois a surtout gardé la dictature, mais pas le modèle économique : partout, dans les immenses villes de Chine comptant plusieurs dizaines de millions d’habitants, poussent des gratte-ciels illuminés par des enseignes à la gloire des marques... occidentales, et le luxe est partout, alors que les portraits de Mao sont toujours là !
Néanmoins, les Chinois ne veulent pas reproduire les erreurs économiques de l’Occident. Alors que la croissance en Chine oscillait entre 8 et 10 % par an, les dirigeants ont décidé de rabaisser ce taux à 7,5 %, et de freiner certains secteurs comme la distribution et l’immobilier. Il s’agit pour eux de concilier le libéralisme états-unien et l’économie centralisée à la mode française, afin d’éviter les dérapages que nous connaissons. Dans l’espoir que la fameuse croissance brillera davantage par sa qualité que par son taux annuel élevé.
Ce qui ne changera pas, en tout cas ce n’est pas prévu, c’est le fait de privilégier l’éducation, les infrastructures, la protection et les logements sociaux, qui conditionnent la vie de tout le peuple chinois, et pas seulement celle des riches qui vivent en ville. Le critère, c’est d’adopter les mesures qui fonctionnent, et de laisser de côté toute idéologie. Évidemment, tout ça ne va pas sans la contrainte.
On comprend qu’en absorbant Hong-Kong, où le système fonctionnait très bien, les Chinois ont appris le pragmatisme. Aujourd’hui, ils dament le pion au monde entier, et nous n’allons pas tarder à nous traîner à leurs pieds pour les supplier d’embaucher nos chômeurs.