« West side story » au Châtelet

Publié le par Yves-André Samère

Au Châtelet, à Paris, on reprend West side story à partir du 26 octobre et jusqu’au 1er janvier. À vrai dire, ce n’est pas nouveau, et, au contraire de Porgy and Bess qui n’est joué en France que tous les cinquante ans (!) alors que sa musique est bien supérieure, West side story revient régulièrement – tous les dix ans, à peu près.

Irai-je ? Non. D’abord, parce que je l’ai déjà vu. Ensuite, parce que la pièce est mal construite, au contraire du film de Robert Wise, qui a corrigé cette erreur de construction, et qui est donc parfait.

En effet, dans la pièce jouée sur scène dans le monde entier, la séquence au cours de laquelle les Portoricains dansent sur le toit de l’immeuble, et qui oppose les garçons, très favorables à la vie aux États-Unis, et les filles, qui n’en voient que les inconvénients (pauvreté, racisme, discrimination taudis, etc.), cette séquence est placée après le meurtre de Tony, tué par Bernardo, le frère de Maria. De sorte qu’on a une scène exubérante et joyeuse après un drame, et que c’est invraisemblable.

Le film a l’intelligence de placer cette scène de danse et de chant avant le meurtre, et de respecter ainsi la progression dramatique. Mais, bien sûr, les spectateurs du film, qui n’ont pas vu le spectacle scénique, ne peuvent comparer.

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