Éloge de Saddam Hussein
En Irak, stupeur ! beaucoup commencent à regretter Saddam Hussein. Forcément, les fanatiques religieux, c’est pire sur tous les plans, et eux ne se laissent pas facilement acheter avec des dollars. Bientôt, vous verrez, on regrettera Bachar el Assad en Syrie...
Mais reparlons un peu de Saddam Hussein.
Pourquoi les États-Unis ont-ils par deux fois envahi l’Irak ? Parce que son dictateur avait mis la main sur le très démocratique Koweit, puis accumulé les célèbres armes de destruction massive qui menaçaient les malheureux habitants de New-York ? Pas du tout ! Voici une autre version, qui a toutes les chances d’être véridique.
Les États-Unis, prodigieusement endettés au point d’être constamment à deux doigts de la faillite, n’ont tenu le coup et fondé leur suprématie en économie que grâce à un artifice : la planche à billets. En clair, la masse de dollars en circulation dans le monde est loin d’avoir sa compensation en or dans les coffres de Fort-Knox. Et si les nations du monde entier se mettaient d’accord (aucun risque, ne tremblez pas) pour rendre leurs dollars et pour en exiger la contrepartie – en or ou dans une autre monnaie –, l’Oncle Sam n’aurait plus qu’à se suicider !
De sorte que, bien à l’abri de ces indécentes quoique peu probables réclamations, lorsque le pays a besoin d’argent, il imprime les billets dont il a besoin, et personne ne va lui demander des comptes : comment l’y obliger ? En lui déclarant la guerre, comme dans le film La souris qui rugissait ? Pour que ce système foncièrement malhonnête puisse tenir, il suffit que les achats mondiaux se fassent en dollars principalement.
En foi de quoi, les États-Unis ont obtenu de l’OPEP que le pétrole se paie en dollars, jamais dans une autre monnaie. Or Saddam Hussein, voulant à la fois jouer cavalier seul et obtenir plus que Washington ne désirait lui accorder, avait – tout est là – menacé de vendre son pétrole en échange d’une autre monnaie. Une première guerre, en 1990, le priva de son armée, malheureusement elle ne suffit pas à lui faire baisser le ton, et les services secrets ne réussirent pas non plus à l’assassiner ensuite. Il ne restait plus qu’à fomenter une seconde guerre, sous un prétexte bidon, l’aide (imaginaire) apportée à Ben Laden et ses boys. Et cette fois, on eut sa peau !
Le dollar était sauvé. Mais pas l’économie mondiale. Qui sait ? Triomphant, c’est peut-être Saddam Hussein, pas Sarkozy, qui aurait été notre bienfaiteur... (Ne me parlez pas de ce pauvre Hollande, il compte pour des cacahuètes)