Éloge des Anglais

Publié le par Yves-André Samère

Mon peuple préféré, c’est le britannique. Je ne dis pas que mon pays préféré, c’est la Grande-Bretagne : son climat et la nourriture qu’on y trouve, propre à vous faire regretter les casse-croûte de l’armée, me rebuteraient plutôt. Non, je parle des gens qui vivent en Angleterre.

C’est peu dire qu’ils forment une espèce à part, leurs caractéristiques me séduisent, me convainquent, me font envie : plût à Dieu que les Français soient un peu anglais ! Tenez, cette répulsion qu’ils manifestent à parler d’autre chose que de la pluie et de beau temps, alors même que le beau temps, ils ne savent pas ce que c’est – à moins que, comme tous les Britanniques aisés, ils se soient installés dans le Gers aujourd’hui (comme Michael Nyman, célèbre compositeur de cinéma), naguère le Luberon, autrefois la Côte d’Azur.

Et puis, cette capacité qu’ils ont de ne pas voir ce (et ceux) dont ils estiment que CELA ne devrait pas exister ! Voyez ce gentleman de la City, dans le métro, assis à côté d’un punk au visage criblé de piercings, et qui affecte d’ignorer que son voisin appartient à une espèce venue de l’outerspace et devrait y retourner bien vite. Voyez cette famille royale encore plus étrange que ledit punk. Voyez ce Premier ministre dont la porte donne tout bêtement sur la rue. Voyez leurs théâtres, qui restent ouverts au mois d’août, phénomène complètement inconnu chez nous. Voyez leurs romans policiers, qui décrivent les pires horreurs, mais sont TOUS rédigés par de charmantes vieilles ladies, Agatha Christie et Dorothy Sayers autrefois, Phyllis Dorothy James et Ruth Rendell aujourd’hui, siégeant à la Chambre des Lords qui plus est.

Et leur thé ? Qui n’a jamais pris le thé de cinq heures dans une famille anglaise ne sait pas ce que le mot cérémonie veut dire ! Tenez, connaissiez-vous ce détail : autrefois, on servait le thé... dans les théâtres, à l’entracte ? C’était autre chose que des esquimaux (voire esquimauds) !

(Histoire d’éviter les clichés, j’ai évité de parler de leur humour, mais c’est ce que je leur envie par-dessus tout)

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Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Diable, voilà qu’on me lit en Grèce. Ma renommée gagne la Terre entière !
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G
Yes Sir! my psychiatric Doctor said : Toubib or not Toubib, it is an important question !
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Y
C’est très bien, comme série. J’en suis à l’épisode 6. En V.O., bien entendu. James Ivory se serait intéressé à cette histoire.
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D
Ne me parlez pas de Downton Abbey, je suis en amour avec cette série.<br /> En parlant de D. Lessing, le jour où elle a eu le prix Nobel de littérature, elle n'a pas compris pourquoi il y avait tant de gens devant chez elle, en rentrant de ses courses. Etonnée, avec cette<br /> réserve anglaise si drôle.
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Y
Au cinéma et à la télévision, c’est Maggie Smith qui incarne le mieux la société britannique. Voir « Downton Abbey ».
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D
Entièrement d'accord avec vous. Ce sont des êtres étranges et délicieux.<br /> Doris Lessing décrit très bien aussi la société anglaise (notamment dans "journal d'une voisine").
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