Extension du domaine... du smartphone
Si, travaillant dans un bureau et possesseur d’une tablette Internet ou d’un smartphone, vous décidez de vous en servir sur votre lieu de travail parce que vous estimez que vos propres instruments sont plus modernes, plus rapides ou mieux équipés en logiciels que l’ordinateur (éventuellement) mis à votre disposition par votre patron pour travailler, non seulement votre entreprise est désormais quasi obligée de l’accepter pour avoir la paix plutôt que la grève (une étude de BearingPoint et de la Sofres, réalisée pour Orange, montre que 84 % des salariés utilient leurs outils personnels à des fins professionnelles !), mais les responsables informatiques des boîtes qui vous emploient voient ainsi leur travail se compliquer au-delà du raisonnable.
En effet, ils sont forcés, désormais, de gérer une multitude de terminaux, de systèmes d’application et de logiciels pour lequels ils ne sont pas formés au départ. Chez les jeunes employés, on a démontré que 56 % d’entre eux refusent de travailler pour un employeur qui, par exemple, leur interdirait les fameux « réseaux sociaux », Facebook, Twitter, LinkedIn, Google+ et on en oublie certainement. Et ce, d’autant plus que, parmi eux, 63 % travaillent à l’extérieur au moins une fois par semaine, et 37 % une fois par jour.
On cite le cas de la SNCF, dont les contrôleurs, moins bien informés sur les retards de leurs propres trains que les voyageurs équipés de smartphones, et ne pouvant plus faire face avec les moyens de l’entreprise, se sont mis à utiliser leurs propres smartphones pour ne plus être ridicules face aux clients. La SNCF a mis les pouces et acheté dix mille smartphones pour leur permettre de faire leur travail ! À nos frais, bien entendu, puisque c’est une société nationale.