Gay, marions-nous... mais pas tous

Publié le par Yves-André Samère

Goscinny et Uderzo avaient bien raison de représenter leurs Gaulois, donc les Français d’aujourd’hui, comme des fous se chamaillant sans cesse et au moindre prétexte, ne se mettant d’accord que pour taper sur les étrangers. À cela, je me permets d’ajouter cette manie de se cacher derrière les mots pour éviter de dire les choses clairement.

Ne prenons qu’un exemple, pour clarifier ce point : le mariage homosexuel. D’abord, en France, lorsqu’il a été question de le rendre légal, le gouvernement a reculé devant la perspective de nommer cette réforme par son nom, pour ne pas choquer (choquer les imbéciles, s’entend), et on a imaginé cette formule ridicule : le mariage pour tous. Non seulement c’était une petite lâcheté, mais elle a autorisé toutes les dérives possibles. Déjà, et à seule fin de défendre ce dossier portant sur une innovation nécessaire mais assez insignifiante, on a nommé au ministère de la Justice une femme connue pour son caractère agressif, qui a élevé contre elle la moitié du pays. Outre cela, trop occupée à des polémiques qui s’auto-alimentaient, elle a négligé les autres devoirs de son ministère, et n’a fait aucune des réformes qu’on attendait, si bien que l’état de la Justice, en France, est la honte de l’Europe – tout le monde le sait et le dit.

Comme si cela ne suffisait pas, des centaines de milliers de Français des deux bords se sont répandus dans les rues pendant des mois, accompagnés par des débordements de répression policière dont on prévoyait bien qu’ils se produiraient, alors que partout, dans les radio-télés, se développaient des débats aussi passionnés que stériles, puisqu’on savait par avance comment tout cela se terminerait, la majorité parlementaire étant ce qu’elle est, et la volonté du président étant prépondérante depuis la naissance de la Cinquième République.

Quant aux arguments des uns et des autres, ils ont brillé par le sectarisme, tout spécialement à droite, où on a entendu des fanatiques prétendre que la réforme allait, non seulement amener la destruction de la famille (sic), mais aussi ouvrir la porte à la pédophilie, ou à l’inceste, voire à l’union d’humains avec des animaux ! Jusqu’à un évêque très connu qui a rejoint ce troupeau de sombres abrutis.

Et à l’étranger, donc ? Eh bien, chez nos plus proches voisins, en Belgique, rien. D’abord, nul n’a songé à éviter l’expression exacte mariage homosexuel : ces rustres de Belges ont osé appeler les choses par leur nom. Ensuite, la question a été réglée au Parlement, en une journée, et sans la moindre manifestation de quelque bord que ce soit.

Inutile de dire qu’en France comme en Belgique, aucun cataclysme social ne s’est produit, que la famille en tant qu’institution n’a subi aucun dommage, et... qu’il y a eu très peu de mariages !

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Publié dans Absurdités

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je ne pense pas qu’un chef d’État ou un Premier ministre puissent influencer une nation entière en fonction de leurs propres préférences sexuelles. Est-ce que, chez nous, tous les citoyens se sont<br /> mis à se déplacer sur un scooter piloté par un garde du corps, pour aller visiter leur maîtresse, et se faire apporter par lui des croissants chauds au petit matin ?
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T
Peut-être la différence belge tient-elle aussi au fait que le Premier Ministre Elio Di Rupo soit lui-même homosexuel.
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