Laissez tomber le « vintage » !
Elle fait des ravages, la mode du vintage – comprenez, le goût de tout ce qui est démodé, voire introuvable... justement parce que c’est devenu introuvable, donc c’est snob. C’est ainsi que les nostalgiques du disque en vinyle se multiplient plus vite que les bourdes dans les journaux de France Inter ou les fautes de français de Frédéric Lopez. Mais j’y reviendrai, car il est très facile de démontrer que cette mode ne se justifie pas. Pas plus que celle de la photo argentique (sur pellicule, plutôt qu’en numérique).
Aujourd’hui, on nous explique que les cassettes audio reviennent à la mode, parce qu’elles seraient plus pratiques et coûteraient moins cher que le CD. Ridicule ! Il suffit, ce que j’ai fait souvent, d’avoir démonté une cassette pour constater l’évidence : son mécanisme, d’ailleurs fragile, est bien plus compliqué que celui d’un CD... qui justement n’en a aucun ! Et puis, dites, vous n’avez jamais eu une bande qui se coince dans le mécanisme, se met en pelote, se chiffonne, et donc sabote définitivement votre enregistrement ?
Il est donc parfaitement contre-productif d’adopter la cassette par simple snobisme, pour faire un enregistrement. C’est chercher midi à quatorze heures, et se compliquer la vie inutilement.
En outre, on grave un CD bien plus vite. Alors que, pour reporter un enregistrement sur une cassette, il faut un temps équivalant à celui de l’évènement enregistré. Un morceau d’une demi-heure vous prendra donc une demi-heure ! Je vous recommande de mettre l’intégrale de la Tétralogie de Wagner sur une série de cassettes...